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Appel à communications pour la 2ème Conférence annuelle

Appel à communications pour la 2ème Conférence annuelle

ResCongo

Appel à communications pour la 2ème Conférence annuelle

Thème de la Conférence

« Citoyenneté, conflictualité et mobilité transfrontalière : Regards sur la RDC et ses voisins »

Dates : 9 – 10 octobre 2019

Lieu : Bukavu (Sud-Kivu)

Cadre général de la Conférence

Cette conférence est organisée par ResCongo avec l’appui de ses partenaires institutionnels (le SSRC /Understanding Violent Conflict-UVC ; l’Université de Gand/Conflict Research Group-CRG ; la LSE/ Centre for Public Authority and International Development – CPAID ; l’Université de Kinshasa/Centre d’Etudes Politiques-CEP et Le Groupe d’Etudes sur les Conflits et la Sécurité humaine-GEC-SH/CERUKI-ISP Bukavu).

Elle est essentiellement consacrée à l’analyse du contexte sociopolitique et sécuritaire en cours en République Démocratique du Congo depuis bientôt deux décennies, de la seconde moitié des années 1990 à ce jour. Un focus particulier est fait sur les questions de la citoyenneté et de la mobilité transfrontalière dans un environnement conflictuel. Retiennent aussi notre attention, les relations entre la RDC et ses voisins. Cette conférence est l’occasion de débattre sur les perspectives de paix aux niveaux local et régional. Les propositions de communications ayant trait à la conflictualité dans les zones frontalières de la RDC sont également les bienvenues. De même, celles abordant la problématique de la citoyenneté

Problématique abordée par la Conférence

La Conférence est focalisée sur l’instabilité stable (Verweijen, J. 2016) qui sévit la RDC durant ces deux dernières décennies. En effet, si dans l’Est de la RDC l’on observe la persistance de l’insécurité liée notamment au recyclage quasi permanent des rebelles (Vogel, C. et J. Mussamba 2016), à la militarisation de l’exploitation minière (Verweijen, J. 2016) et l’accaparement des terres par les acteurs politico-économiques (Nyenyezi Bisoka, A. 2013),  le centre du pays a connu une montée de la violence liée à un conflit de pouvoir entre l’Etat et la milice de  Kamwina Nsapu (Ngoie Tshibambe, G. 2017), tandis que le Nord  (l’Ex-Province de l’Equateur) a connu l’éphémère rébellion Enyele, l’ex-Bandundu vient de subir des conflits communautaires à Yumbi … (SFCG) … Par ailleurs, l’une des situations humanitaires les plus désastreuses est sans doute la question de l’épidémie d’Ebola à Beni/Butembo dans le Nord-Kivu et de toute la résistance qui se construit autour, portée par une forme de citoyenneté militarisée ( Muzalia G.) canalisée par une constellation d’autorités publiques actives dans la région.

La Conférence voudrait répondre à une série de questions dont les principales sont :

  • Quels sont les facteurs qui militent en faveur de la persistance des groupes armés dans l’Est de la RDC ?
  • Comment ces groupes sont-ils  liés  aux dynamiques régionales plus vastes ?
  • Comment les citoyens des zones en conflits interagissent-ils avec les nouvelles formes d’autorités publiques qui émergent dans leurs milieux quotidiens…
  • Dans quelle mesure les conflits intercommunautaires et/ou interétatiques ont-ils impacté la mobilité des populations dans la zones frontalières ?
  • Dans quelle mesure les conflits interfèrent-ils sur les relations entre les populations frontalières et leurs activités en termes de mobilités sociales ?
  • Quelles sont les dynamiques  sociopolitiques au niveau des zones frontalières ? Peuvent-elles suggérer des pistes pour une intégration régionale par le bas ?
  • Quelles sont les différentes formes de mobilités transfrontalières qui émergent dans ces zones ?
  • Quel est l’impact de ces processus sur la citoyenneté ?
  • Comment se déploie cette citoyenneté au quotidien ?
  • Quels liens existe-t-il entre la citoyenneté et la légitimité de l’ « autorité publique » ?
  • Quelles instances régulent cette citoyenneté ?
  • Enfin, la citoyenneté congolaise est-elle perçue de la même manière tant par le peuple que par ses dirigeants ?

C’est autour de ce questionnement, certes incomplet mais complexe, que nous invitons les chercheurs à focaliser leur réflexion.

Les principaux axes de la Conférence

Les chercheurs intéressés sont invités à soumettre leurs abstracts en les cadrant dans l’un ou l’autre axe de cinq axes proposés ci-après:

1) Conflits, sécurité et accès à la justice

Les conflits liés aux mouvements des populations (Kasaï, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Kongo-Central, Haut-Uelé, Ituri…), la sécurité prise dans sa plus large compréhension (la sécurité humaine), les questions d’accès à la justice avec tout le pluri-juridisme émergeant, etc. constituent les lignes phares de cet axe de la Conférence. Quelles sont les causes, les enjeux, les contraintes, autour des mouvements de populations ? Quelles en sont les incidences sur le plan sécuritaire ? Quelles sont les réponses déjà apportées à cette question (aux niveaux national et régional) ? Quelles sont leurs forces, leurs limites ? Quelles sont les perspectives envisageables ? Quels sont les mécanismes de provisions de la justice dans ce contexte précis ? Quid de leurs forces, leurs limites, les perspectives possibles ?

2) Mobilité transfrontalière, intégration par le bas et perspectives de paix régionale

Les périodes de crises et/ou de conflits violents entre États n’ont pas affecté la mobilité des populations au niveau des frontières. Plus que dans le passé, l’insécurité qui sévit à l’intérieur des provinces du Nord et du Sud-Kivu, par exemple, a favorisé une intensification des relations entre les populations frontalières (du Burundi, du Rwanda, de l’Ouganda). Une dynamique similaire est observable dans la région de l’Ex-Kasaï, dans le Kongo-Central et le Katanga (avec l’Angola, le Congo-Brazza, la Zambie). Cette mobilité prend plusieurs formes  et se fait dans tous les sens : petit commerce au niveau des zones frontalières, mobilité pour des raisons professionnelles, diasporas de réfugiés  pour des raisons sécuritaires et économiques, etc.  Cet axe thématique voudrait approfondir ces aspects, et plusieurs questions peuvent être abordées à ce niveau.

3) Citoyenneté, autorité publique et reconstruction post-conflit

Dès les premiers instants des guerres congolaises, la résistance citoyenne a été portée par les organisations de la société civile. Ces dernières ont organisé, en parallèle avec les organisations miliciennes, une résistance multiforme, nos seulement face aux acteurs politiques locaux impliqués dans les rébellions, mais aussi ceux régionaux et internationaux qu’ils estimaient en mesure de faire évoluer la situation vers une transformation positive des Congolais. Cette dynamique  a été précurseur aux mouvements citoyens beaucoup plus structurés et engagés dans la quête du changement. Du coup, la citoyenneté revêt plusieurs dimensions qui méritent d’être élucidées.

Cet axe thématique voudrait se pencher sur la citoyenneté en rapport avec le processus de démocratie, de la gouvernance par le bas et d’intégration socio-économique des zones frontalières. Une attention particulière devra être accordée à la citoyenneté face aux nouvelles formes d’autorités publiques qui se déploient dans les zones où l’autorité de l’Etat a sensiblement régressé. Ainsi par exemple, les réponses des acteurs non-étatiques aux contextes sécuritaires délicats comme l’épidémie à virus Ebola dans les territoires de Beni et Butembo, ou encore dans la gestion des conflits violents là où des réponses étatiques n’ont pas été efficaces (territoire de Yumbi, cas Enyele à Dongo).

4)  Dynamiques des groupes armés et sécurité régionale

Plus de trente ans après le déclenchement de la rébellion de l’AFDL, la partie orientale de la RDC connaît un recyclage quasi permanent de groupes armés au point que ces derniers semblent désormais partie intégrante du paysage sociopolitique du pays. Malgré les multiples programmes et les actions mis en œuvre pour éradiquer ce phénomène, le nombre  des groupes armés est jusque-là croissant : quatre-vingt et un groupes au Nord et Sud Kivu (Jason 2015); cent vingt groupes armés à l’est (2017). Aujourd’hui on n’a pas le chiffre  exact… Il y a fragmentation en série de groupes armés! Aussi des milliers de jeunes Congolais entrent et sortent des groupes armés depuis plusieurs décennies. Cette dynamique locale offre des points d’ancrage aux groupes rebelles rwandais (NRC/P5, CNRD/FDLR), burundais (Red-Tabara, FNL, FPB/) et ougandais (ADF-NALU) basés en RDC  impactant ainsi très dangereusement les relations entre les pays de la région.

Cet axe thématique de la conférence voudrait répondre à une série de questions dont : Quelle lecture faire des différents processus DDR ? Quels sont les facteurs qui commandent le retour circulaire des combattants dans les groupes armés ? Comment ces dynamiques miliciennes locales interagissent-t-elles avec les groupes rebelles étrangers ?   Que faire pour briser ce cycle de retour circulaire ?

5) La citoyenneté congolaise dans tous ses états : manifestations et dynamiques

Cet axe aimerait se focaliser, suivant une approche diachronique, sur les différentes formes sous lesquelles se manifeste la « citoyenneté » congolaise. Le concept de citoyenneté comportant deux volets essentiels, à savoir le volet juridique (au sens de nationalité) et le volet politique (au sens de participation à la gestion de la cité), nous nous intéressons ici au second volet qui concerne la participation démocratique des citoyens à la gestion des affaires publiques, ainsi que la conscience qu’ils ont de leurs droits et devoirs, lesquels s’avèrent indispensables au développement du pays.

Cet axe se propose de questionner les différentes manières dont s’exprime au quotidien cette citoyenneté, les différentes formes qu’elle épouse chez les citoyens « d’en haut » (les dirigeants) ainsi que ceux « d’en bas » (les citoyens ordinaires). Quels liens existe-t-il entre la citoyenneté et la légitimité des dirigeants, même si parfois elles entrent en contradiction et aboutissent à des conflits ? Par quels actes le civisme congolais se manifeste-t-il ? Quels sont les actes à encourager pour le développement du pays, à l’instar du « salongo » ? Enfin, quels actes pallient les faiblesses de l’Etat congolais (en matière d’auto-prise en charge de la population, formation, sécurité, nationalisme, manifestations et résistance citoyenne, genre, religion, migration, musique populaire, etc.) ?

Calendrier

13 juin 2019 : lancement de l’appel

13 juillet 2019 : date limite de réception des abstracts

28 juillet 2019 : date d’acceptation des abstracts

28 septembre 2019 : réception des communications finalisées

9-10 octobre 2019 : conférence

N.B.                                                                                                         

Prière de soumettre vos abstracts aux adresses ci-après : reseaurescongo@rescongo.org Pour plus de renseignements, visitez notre site : www.rescongo.org ou www.gecshceruki.org notre page Facebook : @ResCongo et notre compte Twitter : @ResCongo `

(((Pour toute information complémentaire contacter :

1. Prof. Dr. MUZALIA Kihangu Godefroid

Département d’Histoire-Sciences sociales / ISP-Bukavu

Directeur du Groupe d’Etudes sur les Conflits et la Sécurité Humaine

CERUKI-ISP/BUKAVU

Téléphone :  +243998213787

Email: gmuzalia@gmail.com ; godefroid.muzalia@gecshceruki.org

2. Prof. Dr. José Mvuezolo BAZONZI

Faculté des Sciences sociales, administratives et Politiques : UNIKIN

Centre d’Etudes Politiques (CEP)

Téléphone : + 243822115352

E-mail : josebazonzi@yahoo.fr

NB : ResCongo prendra en charge tous les frais de transport, de logement et de restauration pour tous les candidats qui seront retenues. )))

webmasteR

1 réflexion au sujet de « Appel à communications pour la 2ème Conférence annuelle »

José Saint-SylverPublié le  11:10 - Juin 13, 2019

Parfait ! C’est une opportunité pour apporter un peu plus de lumière sur la problématique de la citoyenneté en RDC, ainsi que sur les dynamiques de mobilité transfrontalière. On prend date avec l’histoire !

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